Sanctuary : Interview Amanda Tapping

L’actrice fétiche de la chaine Syfy, aka Amanda Tapping, s’est prêtée au jeu de l’interview pour le site allociné. Rappelons que la pause de diffusion de la troisième saison s’achèvera bientôt puisque la deuxième partie est programmée pour le 22 avril sur les écrans américains.

Je vous laisse découvrir l’interview 🙂

Quelles surprises peut-on attendre de la fin de la saison 3 ?

Sans trop vous en dire, une conclusion de grande ampleur se prépare et elle va placer Helen dans une position difficile… Ces événements vont enclencher la saison 4.

La fin de la saison 2 était déjà d’une sacrée ampleur. Peut-on la comparer avec le Season Finale à venir ?

Oui, tout à fait ! De toute façon, le fait d’avoir cette année 20 épisodes nous a permis de développer davantage l’histoire, de prendre une nouvelle dimension. Helen et ses compagnons partent dans une quête d’une ampleur sans précédent, et cette histoire occupe une bonne partie de la saison 3. Ces 20 épisodes nous ont permis d’avoir plus de liberté en terme d’arche narrative. Le format de saison à 13 épisodes nous poussait peut-être à privilégier l’aspect « anthologie ». D’un point de vue créatif, nous avons eu plus de liberté et une palette plus large pour jouer, explorer. C’est fantastique aussi parce que ça nous a permis d’introduire de nouveaux personnages, qui sont restés avec nous plus longtemps. Dans l’ensemble, tous les personnages sont plus et mieux développés.

Jusqu’ici, « Sanctuary » a toujours alterné l' »anthologie » et la « mythologie ». Quel système préférez-vous ?

Je préfère la construction mythologique parce qu’elle permet de créer une histoire autour du Sanctuary beaucoup plus riche. Cela nous permet aussi d’explorer l’histoire de ce lieu et ses personnages, de revenir aux origines, de consolider encore les fondations. Mais j’aime aussi de temps en temps faire des « stand alone episodes » (ndlr : « épisodes à intrigue fermée ») à cause de ce que cela implique pour l’écriture, avec ces petites histoires rondement menées et précises, et aussi parce que les téléspectateurs moins réguliers peuvent aussi y trouver leur compte.

Pour lire la suite, cliquez sur le lien ci-dessous.

Nous parlions des avantages d’une saison à 20 épisodes, mais pour la 4ème vous retournez au format des 13 épisodes…

Tout d’abord, revenir à 13 épisodes n’était pas notre décision mais, quoiqu’il arrive, cette saison 3 nous a justement permis de mieux négocier le fait de n’en avoir que 13 la suivante. C’est parce que nous avons pu développer une grande histoire que revenir à une intrigue plus serrée sera plus simple. Cette saison 4 sera dans la même lignée, avec une arche narrative aussi ambitieuse. Et tout cela a été rendu possible grâce à cette 3ème saison. Il y aura toujours des « stand alone episodes », parce qu’ils sont simplement fun à faire, mais maintenant que nous avons eu le temps de construire cette grande histoire, c’est plus simple pour nous de jouer avec, d’y faire référence, d’y revenir…

Avez-vous déjà commencé à travailler sur la saison 4 justement ?

Non, pas encore. Nous attendons… En fait, Sanctuary est une sorte d’anomalie dans le monde de la télévision. C’est ce que j’aime profondément avec notre série, mais aussi ce qui me fait le plus stresser (rires) ! La série est produite « en indépendant », aucun gros studio ne nous soutient financièrement. Nous nous reposons énormément sur des investissement privés. Même si la série marche bien et qu’elle est vendue dans le monde entier, nous avons toujours à régler ces détails financiers.

D’ailleurs, vous êtes également productrice exécutive de la série et, au début de l’aventure « Sanctuary », vous n’étiez pas payée pour cette fonction, est-ce exact ?

En fait, nous avons différé les paiements afin de faire en sorte que le maximum d’argent soit au départ disponible pour la série et visible à l’écran. C’était une décision commune dans l’équipe, ce qui démontre notre envie de la faire et de la soutenir. Pour la saison 2, le succès aidant, nous avons différé simplement une partie de nos revenus, toujours pour faire en sorte que la série se fasse et que les téléspectateurs en aient, eux, pour leur argent. Alors, le succès aidant, la situation s’est normalisée mais cela reste malgré tout un investissement personnel intense. Nous aimons vraiment Sanctuary. Sans cela, rien ne serait possible.

 

Paul McGillion, Gary Jones, Michael Shanks et David Hewlett ont tous participé à l’aventure « Sanctuary », dans la web-série ou dans la série. D’autres vétérans de « Stargate » pourraient-ils vous rendre visite prochainement ?

Oui en effet Paul McGillion revient au début de la saison 3 ! Bien entendu j’aimerais beaucoup revoir des têtes connues. Mais vous savez, au début de Sanctuary, nous avions peur de cette trop grande proximité avec Stargate et nous recherchions une forme d’indépendance pour notre série. Aujourd’hui, nous avons atteint notre but et, de ce fait, nous n’avons plus de retenues d’aucune sorte. Je voulais faire venir Michael (ndlr: Shanks, l’interprète de Daniel Jackson dans Stargate SG-1) dès le début de Sanctuary, c’est un acteur et un homme merveilleux.

Vous avez réalisé des épisodes de « Stargate SG-1 » et de « Sanctuary ». Quelles sont les différences majeures ? Sachant que la première est en décors réels, ou quasiment, alors que la seconde utilise énormément le fond vert…

Dans l’ensemble, réaliser un épisode de Sanctuary touche beaucoup plus au domaine technique. Lorsqu’on a en face de soi simplement un fond vert et un acteur, cela demande au réalisateur à la fois un gros travail d’imagination et une collaboration étroite avec les responsables des effets spéciaux. Je suis une réalisatrice très visuelle donc j’ai la chance de pouvoir décrire très précisément ce que je veux voir à l’écran et comment. Donc le principal challenge se situe au niveau technique. L’épisode que j’ai mis en scène pour la saison 3 n’a pas fait appel massivement au fond vert, bien sûr il y a 2 ou 3 plans vraiment massifs, et dont je suis très fière, mais j’ai vraiment tenté de me passer des fonds verts.

En France, nous avons pu découvrir récemment la web-série « Riese », pour laquelle vous occupez la fonction de narratrice. Est-ce que « Riese » pourrait suivre la trajectoire de « Sanctuary », qui elle aussi a buté sur le web ?

Je l’espère de tout mon coeur pour l’équipe de la série, que je trouve merveilleuse. Les concepteurs de ce show sont très inventifs et je leur souhaite vraiment un bel avenir. A l’origine, avant qu’elle soit ne diffusée, il y a eu pas mal de discussions autour de l’opportunité de rajouter un narrateur. Personnellement, j’estimais que la série n’en avait pas besoin (rires) ! Lorsqu’on m’a finalement proposé ce « rôle », je suis allée voir les producteurs de Riese: Kingdom Falling pour leur dire : « Si vous pensez que c’est une mauvaise idée, n’hésitez pas une seule seconde ! » Mais ils m’ont tout de suite rassurée et ont montré un enthousiasme communicatif. A partir de ce moment-là, nous avons beaucoup travaillé dans le studio pour atteindre ce que nous avions en tête. C’est une magnifique série, tellement magnifique que je continue de penser qu’elle pourrait se passer des services d’une narratrice (rires) ! Cela ne signifie pas que je sois ingrate ou malheureuse de participer à cette aventure mais ils sont tellement doués… Si Riese: Kingdom Falling devient une série et qu’ils me demandent de continuer à jouer la narratrice, je serais ravie de le faire ! J’aime beaucoup les gens qui s’en occupent, vraiment.

Vous êtes devenue une icone de la SF alors que vous n’en regardiez pas avant de jouer dans « Stargate ». Aujourd’hui, vous êtes une référence. Que regardez-vous dans le genre ?

Je suis comme tous les acteurs de télévision je pense. Je n’ai pas beaucoup de temps pour la regarder malheureusement (rires) ! Mais j’essaie de me tenir un peu au courant malgré tout, surtout à propos des autres séries qui sont tournées ici, à Vancouver. J’ai donc regardé Fringe, Caprica et Stargate Universe, des films produits par la chaîne SyFy… mais pour être totalement honnête, quand j’ai le temps de regarder la télévision, c’est souvent avec ma fille de 5 ans (rires) ! Donc, si vous le souhaitez, je peux vous dire tout ce que vous voulez savoir sur Gnomeo et Juliette ou Raiponce (rires) !

Parlons un peu de la franchise et en particulier de « Stargate Universe ». Selon vous, pourquoi cette dernière n’a pas fonctionné auprès du public ?

Je ne sais pas. Honnêtement. La franchise Stargate a des fondations solides. Les producteurs ont essayé, et je pense que c’était la bonne chose à faire, de faire une série différente et non pas une nouvelle SG-1 ou Atlantis. Ils ont voulu créer une série complètement différente, ils ont cassé le moule et c’était une décision très courageuse de leur part. Personnellement j’ai trouvé la série très bonne mais une partie du public s’attendait sans doute à une série qui ressemblait davantage aux précédentes. Artistiquement, c’était une vraie réussite selon moi. Si on lui avait accordé un peu plus de temps, peut-être aurait-elle réussi à rassembler davantage de nouveaux fans… qui ne l’étaient pas forcément des séries précédentes. L’annulation a été très mal reçue par bon nombre de gens, ce qui prouve bien que la série avait ses fans. Personnellement, c’était un jour très triste parce que ça avait tout de la fin d’une ère… Mais qui sait si la franchise ne va pas survivre ? Je l’espère en tout cas !

Avez-vous des nouvelles concernant les téléfilms « Stargate » ? Deux étaient en développement, un pour « SG-1 », l’autre pour « Atlantis »…

Non, malheureusement. Le problème est complexe et dépend aussi de la situation de la MGM (ndlr: le studio américain, en grande difficultés financières détient une partie des droits de la franchise). Mais, si j’avais un pouvoir décisionnaire dans cette histoire, je ferais en sorte de lier les 3 séries en un seul film ! De faire un final pour ces 3 entités à travers un grand film !

Une dernière question à propos des « Zenoids », cette série animée pour laquelle vous prêtez votre voix, ainsi que William Shatner…

Malheureusement je ne peux pas vous dire grand chose pour le moment. Je dois m’envoler pour Los Angeles la semaine prochaine pour enregistrer quelques passages. Ce qui m’intéresse particulièrement avec ce show, c’est qu’il est bourré de références. Le projet est né sur le Net, et en particulier sur le site myouterspace.com, créé par William Shatner. The Zenoids se reposera énormément sur les contributions des fans, qui pourront proposer des idées, des pitchs… Cette interactivité m’intéresse énormément, tout comme mon personnage d’ailleurs. Ce n’est pas rien de jouer l’épouse de William Shatner (rires) ! C’est terrible !

Sources

Son explication concernant la série Stargate Universe me laisse perplexe. Je suis de ceux qui n’apprécient pas du tout SGU, j’ai pourtant « subi » (et c’est le mot) la saison 1 pour donner une chance à ma franchise préférée depuis au moins 10/15 ans, mais sans résultat. C’était plat, long et sans intérêt à mon gout. Trop long pour poser le décor, je pense.

J’aurais préféré qu’on accorde le budget SGU aux téléfilms promis (et ôoooh attendus) de SGA / SG1. Faire patienter les fans à la fin des 2 séries phares en annonçant des téléfilms comme suite, c’est ingénieux, mais 3 ans après, toujours rien, c’est moyen moyen quand même.

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2 commentaires sur “Sanctuary : Interview Amanda Tapping”

  1. soosayweall Says:

    Merci pour cette interview que j’ai découverte grâce à ton blog!!


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